
Alors que son 80e anniversaire approche, Odile Annesley, qui s'est exilée dans l'Hexagone quarante ans auparavant à la suite d'un drame familial, convie ses petites-filles dispersées de par le monde à un week-end afin de pour les informer des dispositions de son testament. L'occasion rêvée de se retrouver en passant quelques jours agréables en France ? Certes, les futures héritières ont suivi des voies fort différentes : Clémence est une épouse et une mère parfaite ; Madeleine, agent immobilier à Londres ; Isabelle, professeur d'université au Québec ; Elodie, styliste à Paris ; et Chérie, le vilain petit canard n'a rien fait de sa vie. Quant à Harry, le cousin qu'on n'attendait pas, c'est un golden boy dont il est clair qu'il a besoin d'argent, et vite. Comme dans toutes les familles, on a plein de choses à se raconter lorsqu'on se retrouve. Le jour où les premiers meurtres surviennent, il est clair que, dans cette famille, il y a plusieurs secrets , et un personnage très différent des autres, à tout le moins.
Ca, c'est le pitch, comme dirait notre ami Ardisson. En fait, ce n'est pas seulement un thriller : la première partie du livre tient davantage de la saga familiale, avec sa famille composée, décomposée, recomposée, dont on a du mal à suivre les méandres (pas de panique, Clémence "épouse et mère parfaite" comme dit plus haut, connait sa généalogie sur le bout des doigts et donne toutes les informations voulues... Ceci dit, j'ai regretté qu'il n'y ait pas une sorte d'arbre généalogique en début de livre pour aider le lecteur à ne pas s'y perdre...). Un critique américain a comparé ce livre à ceux écrits par Agatha Christie, moi je trouve que ça ressemble davantage à du Mary Higgins Clark (celle d'il y a quelques années, qui prenait le temps de peaufiner ses livres). La deuxième partie est menée tambour battant, sur un rhytme haletant (l'auteur, Carol Smith, dont c'est le premier roman, a été l'agent littéraire de Stephen King et on sent qu'elle a dû s'inspirer de l'atmosphère de ses livres pour écrire le sien...).
"Le coup de théâtre final m'a tellement effarée que j'ai dû finir la nuit la lumière allumée." dixit une journaliste du Woman's Journal. Je n'irai pas jusque là mais c'est vrai que l'auteur nous tient en haleine jusqu'à la dernière ligne, même si l'on devine la solution de l'énigme bien avant la fin.
Alors, si vous aimez les livres policiers écrits comme des romans, précipitez-vous sur celui-ci, vous ne le regretterez pas !
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